Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Aide scolaire

Articles avec #poetique tag

ANALYSE DE LA PHRASE : RAPPELS

14 Février 2017 , Rédigé par Aide Scolaire de weblettres.net Publié dans #brevet, #Français, #FICHE BREVET, #POETIQUE, #TEXTE, #discours, #grammaire

Phrase simple et complexe.

Les propositions

A) Les phrases simples et complexes se différencient selon le nombre de verbes conjugués qu’elles contiennent:

- phrase simple : un seul verbe conjugué.          - phrase complexe : plusieurs verbes conjugués.

B) Le verbe est le centre de la proposition. On a donc autant de propositions dans une phrase que de verbes-noyaux (tous les verbes conjugués + les infinitifs et les participes qui ont leur propre sujet).

 

II Propositions indépendantes, principales et subordonnées

a) Lorsqu’une proposition peut être écrite seule et en entier sans que cela modifie son sens, c’est qu’elle ne dépend de rien d’autre dans la phrase. Si en plus, rien ne dépend d’elle dans la phrase, elle est indépendante.

            Ex: Il raconte une blague et je ris. (les 2 prop. sont indépendantes l’une de l’autre)

b) Certaines propositions au contraire dépendent d’une autre ou bien dirigent le sens d’une autre. Celles qui dirigent sont principales, celles qui dépendent des principales et qui sont forcément introduites par un subordonnant sont subordonnées. Ex: Je ris parce qu’il a raconté une blague  (la première prop. est la principale et la seconde est la subordonnée)

 

III Mode de liaison entre les propositions dans une phrase

a) Lorsque deux propositions d’une phrase complexe sont séparées uniquement par un signe de ponctuation, on dit qu’elles sont juxtaposées (posées à côté l’une de l’autre).         Ex : Il raconte une blague; je ris.

b) Lorsque deux propositions sont reliées entre elles par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car), ou un adverbe de liaison (puis, alors, pourtant...), elles sont coordonnées.  Ex: Il raconte une blague alors je ris.

c) Deux propositions peuvent enfin être dans une relation de subordination. Il faut alors une proposition principale qui dirige le sens et une ou plusieurs propositions subordonnées commençant par un subordonnant et qui dépendent de la principale [leur sens dépend de la principale et on ne peut les écrire seules sans modifier leur sens].

            Ex: Je ris parce qu’il a raconté une blague.

 

IV Les différentes natures de subordonnées et leur fonction

A) Les subordonnées relatives

Elles commencent par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel...) et complète le sens d’un GN.

Fonction: complément du nom de la principale qui est l’antécédent du pronom relatif.

Ex:Je conteste le féminisme contemporain qui est agressif. (fonction: cplmt de l’antécédent “le féminisme contemporain”)

 

B) Les subordonnées complétives

Elles commencent par les conjonctions de subordination “que”, “à ce que”, “de ce que” et se rapportent à un verbe.

Fonction: sujet, cod, coi du verbe de la principale, attribut du sujet du verbe de la principale. Elles sont essentielles.

Ex: Je pense que le féminisme est agressif. (fonction : cod de “pense”)

 

C) Les subordonnées interrogatives indirectes (cas particulier de complétives)

Elles sont introduites par un mot interrogatif (si, quel, qui, que, quoi, ce que, comment, où, pourquoi...) et correspondent à une interrogation directe [prop. indépendante de type interrogatif: “Où vas-tu?” par exemple] mais comme elles sont indirectes elles n’ont jamais de point d’interrogation.

Fonction: COD ou COI du verbe de la principale: ce sont des compléments essentiels de ce verbe.

Ex: Je me demande où tu vas . (fonction: cod de “demande”)    Je ne sais pas de qui tu parles. (fonction: coi de “sais”)

 

D) Les subordonnées circonstancielles

On peut généralement les déplacer dans la phrase car elles ont pour fonction d’être compléments circonstanciels.

Elles commencent par une conjonction de subordination (ou une locution conjonctive quand c’est un groupe de mots) qui indique quelle est la relation de sens entre la principale et la subordonnée circonstancielle: temps, lieu, cause, but, conséquence, hypothèse, condition, concession, opposition... (quand, lorsque, comme, si bien que, pour que...)

Fonction: complément circonstanciel de cause, conséquence, opposition, ...

 

E) Les subordonnées infinitives et les subordonnées participiales

L’infinitif ou le participe sont vraiment le noyau de la proposition. Ils ont leur sujet. La participiale exprime la cause ou le temps.

Ex: J’entends les enfants chanter.            Le vent s’étant levé, les feuilles des arbres chantent.

Lire la suite

LA DESCRIPTION

14 Février 2017 , Rédigé par Aide Scolaire de weblettres.net Publié dans #brevet, #Français, #FICHE BREVET, #POETIQUE, #Regle, #discours, #grammaire, #DESCRIPTION

La description donne à voir un paysage, un objet ou un personnage (le portrait) avec plus ou moins de détails. La chronologie narrative s’arrête pendant la description.

 

I Le temps utilisé

Si le texte est aux temps du passé, la description sera à l’imparfait. Si le texte est aux temps du présent, elle sera au présent.

 

II L’organisation de la description

La description est organisée selon un ordre qu’il vous faut observer. Repérez les indicateurs spatiaux pour mieux voir la progression.

De bas ou haut, de gauche à droite, du premier plan à l’arrière-plan. Si la description est vue des yeux d’un personnage et que celui-ci avance, alors, la description suit son regard et son avancée.

Il ne faut pas oublier de vérifier le point de vue narratif utilisé pour mieux saisir la portée de la description. Le narrateur omniscient peut tout voir, tandis que le narrateur utilisant un point de vue interne nous fait découvrir en même temps que lui.

 

Pour le portrait d’un personnage, on distingue le portrait physique (l’extérieur) qui suit aussi une organisation logique et sélectionne des détails plus significatifs et le portrait moral (les traits de caractère, la personnalité). On parle aussi de portrait en action, quand les actions du personnage (dans un texte narratif donc) permettent de mieux déterminer sa personnalité. Cela permet de rendre le texte plus vivant. 

 

III Outils de la langue

La description doit mettre en valeur certains points plus importants : il faut donc bien regarder les champs lexicaux dominants. Le vocabulaire utilisé y est précis. La description utilise le champ lexical de la perception à travers les cinq sens.

Pour mieux caractériser ce qu’on décrit, pour donner plus d’informations, on utilise beaucoup d’expansions du nom: adjectifs qualificatifs en fonction d’épithètes du nom, groupes nominaux prépositionnels (introduits par une préposition) en fonction de compléments du nom, subordonnées relatives en fonction de compléments de l’antécédent et aussi les adjectifs épithètes détachés (séparés par une virgule).

La maison maternelle. La maison de ma mère. La maison qui appartient à ma mère. La maison, verdoyante, apparaissait au loin.

 

IV Décrire dans quelle intention?

Observez la progression et les champs lexicaux pour connaître l’intention de l’auteur: veut-il valoriser ce qu’il montre, le critiquer, etc... Que veut-il souligner de particulier? A quoi cela sert-il dans la narration?

Lire la suite

L’ETUDE D’UN TEXTE POETIQUE

14 Février 2017 , Rédigé par Aide Scolaire de weblettres.net Publié dans #brevet, #Français, #FICHE BREVET, #POETIQUE, #TEXTE

I Qu’est qu’un vers?

- Début du vers: il est marqué par une majuscule.

- Fin du vers: elle est marquée par un retour à la ligne; le vers (contrairement à la phrase en prose) n’occupe pas forcément toute la ligne, et on peut donc trouver un espace blanc à la fin du vers. 

 

Remarque: si le vers dépasse la ligne, alors la fin du vers ne s’aligne pas sur la marge de gauche dans la poésie classique (jusqu’au XIXème siècle), comme en prose, mais sur la marge de droite, après un crochet [

 

 

II Présentation du poème

1- Les groupes de vers qui composent un poème s’appellent des strophes.

Il n’y a pas d’alinéa (contrairement à la marque de début de paragraphe en prose).

 

2- On donne des noms aux strophes selon le nombre de vers qui les composent:

2 vers: un distique

4 vers: un quatrain

6 vers: un sizain

3 vers: un tercet

5 vers: un quintil

 

Un vers isolé est mis en relief.

 

3- Les vers sont composés de pieds. Une syllabe = un pied.

On nomme les vers selon le nombre de pieds qui les composent:

12 pieds: un alexandrin

Oh! Combien de marins, combien de capitaines

8 pieds: un octosyllabe

Elle a passé, la jeune fille

10 pieds: un décasyllabe

 

 

Pour compter correctement le nombre de syllabes, il faut observer certaines règles:

- le -e muet en fin de vers ne compte pas (il n’est d’ailleurs pas prononcé).

- le -e muet suivi d’un son vocalique ne compte pas.

- le -e muet suivi d’un son consonantique compte.

            Décompte des -e:  Par la Natur(e), -heureux comm(e) avec une femm(e)   (Sensation de Rimbaud)

- le poète peut faire prononcer en deux sons ce qu’habituellement on ne prononce qu’en un seul: c’est une diérèse.

Exemple: “Un bohémi-en”

 

Jusqu’au XIXème siècle, la poésie était en vers. Au XIXème siècle, les poètes se sont libérés des contraintes portant sur la forme du poème: c’est l’invention du vers libre. La poésie peut alors prendre l’apparence de la prose.

 

III Les rimes

La rime, c’est la répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers. On désigne par des lettres chaque rime différente: a, b, c...

1- disposition des rimes

aabb: rimes plates             abab: rimes croisées           abba: rimes embrassées

 

2- valeur des rimes

On juge la valeur des rimes au nombre de sons qui sont repris: chaque son est codifié par un signe de l’Alphabet Phonétique International.

pensées / croisées:  [e]  1 son commun  -> rime pauvre   (forcément un son vocalique)

âme / femme:  [am]  2 sons communs  -> rime suffisante

capitaine / lointaine: [ten]  3 sons communs   -> rime riche

 

3- genre des rimes

campagne / montagne: rime féminine (se terminant visuellement par un -e muet, donc non prononcé)

attends / longtemps: rime masculine (se terminant visuellement par toute autre lettre qu’un -e muet)

 

La poésie classique fait alterner les rimes masculines et féminines.

La poésie moderne préfère distinguer les rimes à terminaison consonantique et les rimes à terminaison vocalique.

 

 

IV Les autres effets de sonorité

- les reprises de mots ou de groupes de mots créent un effet de sonorité et de rythme. (une reprise en début de vers ou de strophe se nomme une anaphore)

- les reprises de sons à l’intérieur des vers, dans des mots différents mais proches:

            - son vocalique: une assonance   Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant   (Verlaine)

            - son consonantique: une allitération   Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?  (Racine)

 

 

V Le rythme

- il faut marquer les pauses au bon endroit et pour cela, repérer les mots qui forment un groupe cohérent.

- le poète peut choisir d’écrire des groupes de mots qui débordent du vers:

            - un vers déborde sur le vers suivant: c’est un enjambement.

                                    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

                                    Sourirait un enfant malade, il fait un somme.    (Rimbaud)

            - si le groupe de mots placé au vers suivant est très court, on parle de rejet.

                                    Il dort dans le soleil la main sur sa poitrine,

                                    Tranquille.                                                        (Rimbaud)

           

En troisième, on étudie deux sortes de poésie:

- La poésie lyrique (< de la lyre) dans laquelle le poète exprime ses sentiments personnels.

Le poète dit “Je” mais ce qu’il ressent concerne tout homme; le lexique des sentiments domine, on trouve beaucoup d’interjections. Le poète utilise des ruptures de syntaxe, des effets de musicalité et aussi de discordance pour rendre son poème plus expressif. Pour donner plus de force à l’expression de ses sentiments, le poète utilise aussi toutes les ressources du vocabulaire (champs lexicaux, connotations...) et des figures de style.

Les grands thèmes lyriques témoignent de la sensibilité humaine: la vie, la mort, le patriotisme, l’espoir de la liberté, l’enfance, la nature, le temps qui passe, le rêve, les souffrances et les joies de la passion, la ferveur religieuse.

 

- La poésie engagée qui se met au service d’une cause précise dans un contexte historique précis. Le poète y fait référence à des éléments réels précis et vérifiables. Elle incite le lecteur à réfléchir et à agir: elle peut délivrer un message d’espoir en l’avenir ou mettre en garde contre l’oubli, incitant ainsi au devoir de mémoire. Elle est d’une grande force argumentative car elle cherche à convaincre le lecteur.

Lire la suite